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ForêtNeuchâtel

Marché du bois

Les propriétaires obtiennent une augmentation de prix pour les résineux ainsi que pour les chênes

(situation automne 2017)

Résineux

Lors de la rencontre organisée par ForêtNeuchâtel et les acheteurs, le premier paramètre discuté concernait le taux de change entre l’€ et le CHF. Il était de 1.08 en octobre 2016, il est de 1.14 en octobre 2017. 

Le second point concerne le marché. Le marché est actuellement demandeur en bois. Le nombre de permis de construire est en hausse en Europe. 

La plupart des entreprises forestières publiques sont aujourd’hui dans les chiffres rouges. La hausse des prix des sciages doit absolument être reportée sur les prix des grumes brutes.

Les scieurs confirment une reprise du marché des sciages. Toutefois cette reprise pourrait être de courte durée. En effet, en Bavière et dans les pays de l’est des tempêtes ont couché énormément de bois, plusieurs millions de m3. Ces arbres vont rapidement être transformé et les sciages obtenus risquent d’inonder le marché avec des produits à bas prix.

La hausse des prix des sciages est péjorée par une baisse des prix sur les produits connexes.

Les lots de bois bostrychés doivent être évalué au cas par cas. Les prix fluctuent entre 50.- à 70.- /m3.

Après discussions et accords, les prix évoluent comme ceci entre octobre 2016 et octobre 2017 :

Epicéa : + 6.-/ m3 pour les qualités A & B, +3.- / m3 pour les qualités C
Sapin: + 5.- / m3 pour les qualités A & B, +3.- / m3 pour les qualité C

En résumé :

Les épicéas sont recherchés et obtiennent actuellement des prix intéressants (+5%). La raréfaction constante des épicéas sur le plateau provoque une diminution de l’offre.

La situation s’améliore dans les mêmes proportions (+5%) pour les sapins. Les sapins de la classe 4 (40 cm au milieu) obtiennent les meilleurs prix.

Ces hausses de prix ont été négociées avec un taux de 1.14 CHF pour 1 €. Les prix des bois destinés à l’exportation peuvent fluctuer en fonction de l’évolution de ce taux. Il faut donc rester attentif à l’évolution du taux de change.

Il n’y a plus de marché pour les bois rouges, ces bois seront destinés au déchiquetage. Les bois aux prix inférieurs à 40.- doivent partir au déchiquetage.

Feuillus

La situation sur le marché des feuillus n’évolue guère. Pour les hêtres, frênes et érables, il y a peu d’indicateurs pour négocier une hausse des prix. Les débouchés pour les grumes restent toujours aussi faibles.

Pour les hêtres, les prix trop bas pratiqués pour les grumes poussent les propriétaires vers d’autres débouchés comme le bois d’industrie ou le bois-énergie. Il n’y a pas d’amélioration des prix en vue. Actuellement, les quantités des sciages peuvent être vendue mais à des prix sous pression. Le nombre de clients ne cesse de diminuer. En Italie, qui représente le principal marché, les stocks sont pleins.

Une certaine quantité de traverses CFF pourra encore être produite à l’avenir. . 

Pour les chênes, la réalité du marché est différente. Cette essence est très recherchée, les prix flambent. Mais un sentiment prédomine ; quand le plafond sera - il atteint ? Il n’est pas impossible que les clients se tournent prochainement vers d’autres produits ou vers des produits de substitution. Pour les qualités inférieures, la qualité traverse paysagère, la concurrence en provenance de la France ou de pays de l’est est rude. Sur le terrain, le cubage pour les chênes, ne fait plus de différence entre la qualité C et la traverse paysagère. Une uniformisation des prix pour ces deux assortiments a été aceptée.

Pour les frênes, il y a beaucoup d’offres sur le marché à cause de la chalarose. Il y a des incertitudes quant aux volumes et aux prix qui seront pratiqués. Le nombre de client est également très faible.

Pour les érables, il n’a y pas de marché actuellement, mais il faut rester attentif, les cycles ou les modes peuvent évoluer.

Après accords, les prix évoluent comme ceci entre octobre 2016 et octobre 2017 :

Hêtre : Statu quo
Chêne : + 5% à 7% selon les assortiments
Frêne : Statu quo
Erable : Statu quo

En résumé :

Le marché des feuillus n’évolue guère excepté pour les chênes. Le marché du hêtre reste morose. Les belles billes de qualité B doivent être sorties des assortiments d’industrie ou de feu pour maintenir la filière du sciage.

Le chêne tire toujours le marché des feuillus à la hausse grâce à une forte demande sur le marché européen, mais un sentiment prédomine : jusqu’à quand cette hausse va elle se poursuivre ?
Le marché du frêne est très incertain, celui de l’érable quasiment inexistant.

La filière locale de transformation doit être privilégiée, les propriétaires sont invités à utiliser au maximum leur propre bois dans leurs projets de construction. 

L’écoulement des plus belles grumes de hêtre, frêne, chêne et érable destinées au sciage seront valorisées en priorité lors de la vente de bois précieux de Colombier.