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ForêtNeuchâtel

Nette hausse du prix des chênes

De bonne augure pour les propriétaires participants à la vente de bois précieux de ForêtNeuchâtel de cet automne 2021. D'après nos confrères Français, rarement une hausse a été aussi forte et brutale que cette année. Alors que les cours du chêne avaient pris un coup derrière la tête en 2020 pour cause de Covid, à peine un an plus tard, la demande est repartie sur un rythme effréné. L’épidémie ne semble pas encore complétement enrayée, mais cela n’empêche aucunement le marché du chêne d’être tout proche de la surchauffe.

Les premières ventes d’automne, en particulier celles de Bourgogne, ne laissent planer aucun doute sur les augmentations actuelles des prix. L’adjudication ONF de Châtenoy-le-Royal (Saône-et-Loire), le 7 septembre dernier, confirme les tendances haussières déjà constatées avant l’été. En proposant de beaux chênes à plots de la vallée de la Saône, cette cession emblématique qui se déroulait auparavant traditionnellement à Beaune (Côte d’Or) donne le ton en ce début de campagne.

Autant à l’automne 2020, le contexte troublé obligeait les scieurs à des approvisionnements prudents, autant cette année la fièvre règne aux achats. Sur un an, la valeur du chêne sur pied a bondi de 40% ! De mémoire de professionnels, cet emballement est sans précédent. « Les bois de qualité secondaire et les petits diamètres sont revenus aux prix de 2018. »

Évidemment, des questions se posent sur les raisons de cet emballement: il y a d’abord la demande qui est très soutenue sur tous les produits de sciages avec des sollicitations géographiques qui nous viennent de toutes parts, ainsi que les confinements successifs en Asie, USA et Europe qui ont désorganisé la chaîne logistique et finalement le blocage du canal de Suez qui n’a rien arrangé. Par ailleurs, les scieurs français ont renoué avec les achats au printemps, la confiance était revenue, ainsi que la peur de la concurrence chinoise. 

D’autres raisons expliquent également la poussée de fièvre sur le chêne : dynamisme des économies américaine et chinoise, mesures de protectionnisme (USA, Russie, certains pays tropicaux), moindre concurrence des pays de l’est… Un rééquilibrage des marchés s’opère donc au profit du chêne européen dans un contexte global de manque de matière et de hausse générale des prix. Source: RW/Fordaq